DE DUCIS, ET COMITIBUS PROVINCIALIBUS GALLIAE [A. Dadin de Hauteserre / Altaserra] - Réf. 2344

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Description

De Ducibus, et Comitibus provincialibus galliae, libri tres : in quibus eorum origines, incrementa, et cum his Regalium usurpatio, et casus illustrator –

Tolosae (Toulouse),

Apud Analdum Colmerium

1643.

 Un vol. in-8, 336p, reliure plein vélin d’époque. Dos de couleur noire richement orné. Quelques épidermures et taches sur les plats. Des épidermures sur le dos et les coiffes sont frottées. Les tranchefiles sont endommagées. Les champs sont un peu frottés. Intérieur frais avec une très belle vignette gravée sur la page de titre, avec devise en tête : Palladium Tolosanum. De nombreuses lettrines de début de chapitre très joliment gravées. Des armoiries sont dessinées au crayon au nom de Le Viellard. Sur la page de garde en début du livre des notes manuscrites. Un index en fin d’ouvrage. Bel exemplaire dans une reliure en bon état de conservation.

 Titre complet de l’ouvrage : De Ducibus, et Comitibus provincialibus galliae, libri tres : in quibus eorum origines, incrementa, et cum his Regalium usurpatio, et casus illustrator.

 Antoine Dadin d’Hauteserre est l’exemple typique des professeurs de droit méridionaux du XVIIe siècle. D’ailleurs, il vécut et s’éteignit avec ce siècle. Né à Cahors en 1602, il décéda en 1682 à Toulouse. Initialement destiné à la carrière des armes, la lecture du Digeste est sa révélation, d’autant qu’il est issu d’une lignée de jurisconsultes par sa mère, dont trois furent professeurs à Cahors. Docteur in untroque en 1624, il s’inscrit au barreau du Présidial de Cahors. Son échec au concours d’une chaire de droit canonique le fait gagner Toulouse où il s’installe en tant qu’avocat au Parlement en 1633. Après un bref retour à Cahors, où il reprend la place de lieutenant criminel de son père restée vacante, il revient vite à Toulouse où il est nommé Docteur régent dans une chaire de droit civil, grâce à l’appui solide du Chancelier Séguier. Dadin d’Hauteserre restera à ces fonctions pendant 30 ans, devenant doyen en 1671. Après un bref passage par Paris, il décède à son retour en 1682 (DHJF, p. 398, J. Poumarède) L’œuvre de Dadin est certainement plus connue à l’étranger qu’en France, même si des efforts sont développés en ce sens du côté de l’université. En effet, la célébrité de Dadin serait à reconstruire. La première édition complète de ses œuvres est napolitaine. Pourtant, son œuvre est impressionnante et couvre de nombreux domaines du droit et de l’histoire. Le droit canonique, le droit civil romain font partie de ses sujets de prédilection, tout comme les thèmes à la croisée du droit et de l’histoire. C’est le cas de cet ouvrage, De Ducibus et Comitibus provincialibus galliae (Les ducs et comtes provinciaux de la Gaule), publié pour la première fois – notre exemplaire – en 1643 (DHJF, p. 398 : Dupin, 503). L’objectif est purement politique : il s’agit de démontrer que les privilèges de l’aristocratie féodale ne sont fondés que sur une usurpatio regalium. La démonstration fait mouche, dans ce contexte survenant juste après le décès de Richelieu. Il s’agit surtout de justifier la politique d’abaissement des grands que menait le Cardinal (DHJF, p. 398). Dadin d’Hauteserre s’attire la bienveillance du pouvoir royal. Cette étude, accompagnée d’un bel index en rendant la manipulation plus aisée, est intégralement rédigée en latin, ainsi que tous les écrits de Dadin. Hostile à la réforme du droit et à l’introduction de l’enseignement du droit français, Hauteserre s’obstinait à l’utilisation de cette langue. Bel exemplaire en vélin de cet incontournable latin de l’histoire du droit féodal. 

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