TRAITÉ DE LA PREUVE PAR TÉMOINS EN MATIÈRE CIVILE (Danty) - Réf. 2355

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Description

A Paris, chez Fraçois Montalant, 1715

1 petit vol. in-4 (699pp) – Reliure d’époque plein veau granité. Dos à nerfs, richement orné de caissons et de fleurons dorés. Pièce de titre marron. Un filet à froid encadrant les plats. Roulette dorée sur les champs. Tranches mouchetées. Des épidermures, des taches blanches et des taches noires sur les plats. Trous de ver sur le dos avec de légères épidermures. Des épidermures sur les nerfs. Un manque sur la coiffe de tête et des épidermures sur la coiffe de queue. Mors frottés. Champs frottés avec des épidermures. Intérieur frais très légèrement jauni par endroits. Une tables des chapitres en début d’ouvrage et une table des matières in fine. Nos ouvrages sont tous en bon état, sauf mentions expresses contraires. Aussi nos descriptions tentent-elles d’être exhaustives. En dépit des imperfections signalées, bel ouvrage dans une reliure d’époque un peu usagée.

On sait peu de choses sur Danty si ce n’est qu’il vécut entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. Il serait né à Murat, en Auvergne. Avocat au parlement de Paris, il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui connurent une fortune inégale. On a dit de lui qu’il était « un avocat recommandable par ses vertus autant que par sa profonde érudition » (J. Breynet, Droit civil, preuve testimoniale, Thèse, Strasbourg, 1844). La première édition du Traité de la preuve par témoins en matière civile date de 1696. Il s’agit d’un commentaire d’un des ouvrages de Boiceau, une étude sur l’une des prescriptions fixées par l’ordonnance de Moulins de 1566 : le recours à la preuve écrite pour les actes d’un montant supérieur à cent livres. Danty estimait que le commentaire de Boiceau, avocat au présidial de Poitiers, devait être mis en rapport avec la loi nouvelle. L’ouvrage de Danty a été réédité de nombreuses fois. Notre édition est la deuxième, datant de 1715. Depuis cette édition, y est joint le Traité de la preuve par comparaison d’écritures de M. Le Vayer. L’œuvre de Danty a été très bien reçue en doctrine. Elle fut citée à plusieurs reprises par d’éminents jurisconsultes postérieurs comme Pothier et Laurent. L’ouvrage fit longtemps référence, notamment grâce aux analyses très fines de son auteur. Par exemple, il faut relever cette singulière distinction que Danty opérait entre la vérité de principe, laquelle « est évidente par elle-même, et indépendamment d’aucun fait de l’homme », et la vérité de fait, qu’il faut, en revanche, prouver. On relèvera que la table des matières contenues en fin d’ouvrage en rend l’usage très pratique. Bel exemplaire, bien conservé dans une élégante reliure du temps, de la deuxième édition de ce classique du droit de la preuve.

Informations complémentaires

Poids 0.700 kg

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