L’INGÉNIEUR DE CAMPAGNE, OU TRAITÉ DE LA FORTIFICATION PASSAGÈRE M. de Clairac - Réf. 3622

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Description

L’INGÉNIEUR DE CAMPAGNE, OU TRAITÉ DE LA FORTIFICATION PASSAGÈRE [M. de Clairac]

À Paris, chez Charles-Antoine Jombert, Libraire du Roi pour l’artillerie & le Génie, Quai des Augustins, à l’Image Notre-Dame, 1749

 

1 vol. in-4 (XIII+247pp) – Reliure d’époque plein veau havane marbré. Dos à nerfs, orné de caissons et de fleurons dorés. Pièce de titre de maroquin grenat. Un filet doré sur les champs. Tranches rouges. Dos craquelé, notamment au niveau de la pièce de titre, avec des épidermures. Ors sur le dos passés et nerfs frottés. Plats frottés avec quelques épidermures. Mors supérieurs fendus sur 12 cm au niveau de la coiffe de tête et mors inférieurs fendus sur 10 cm au niveau de la coiffe de tête. Les deux coiffes sont arrachées. Champs frottés avec des épidermures, et cassés sur le plat avant. Coins émoussés. Intérieur frais avec une très belle vignette en début d’ouvrage, gravée par Filipart d’après Cochin, montrant les armes du comte d’Argenson, dédicataire de cet ouvrage, et 36 planches dépliantes gravées par Ch. Riolet. Une jolie page de titre avec une belle vignette. Nos ouvrages sont tous en bon état, sauf mentions expresses contraires. Aussi nos descriptions tentent-elles d’être exhaustives. En dépit des imperfections signalées, bel exemplaire dans une jolie reliure d’époque un peu usagée.

 

Louis-André de la Mamie, chevalier de Clairac (1690-1752), servit six ans dans l’infanterie avant d’être reçu ingénieur en 1712, et finit brigadier du corps des ingénieurs, au moment où il écrivit cet ouvrage, commandant du fort français à Bergues (B. Colson, L’art de la guerre de Machiavel à Clausewitz, 1999, PU de Namur, p. 178 ; Hoefer, t. X, p. 634). Tout au long de sa carrière Clairac participa à de nombreux sièges, parmi les plus importants de la fin du règne de Louis XIV et du règne de Louis XV (Bouchain, en 1711 ; Philippsbourg, en 1734 ; Namur, en 1746 et Berg op Zoom en 1747). C’est dire si son évolution, à la croisée des études et de la pratique militaire, lui aura permis d’allier théorie et pratique, un objectif qu’il cherchait précisément à atteindre dans son ouvrage, Ingénieur de campagne, ou Traité de la fortication passagère. En effet, selon lui, il existait deux types de connaissances pour faire un ingénieur : la théorie qu’il dénomme spéculative (c’est-à-dire, l’algèbre, les mathématiques, la géométrie) et la pratique. D’ailleurs, Clairac n’hésite pas à utiliser sa pratique personnelle, en multipliant les exemples. C’est avec la réunion de ces deux connaissances – théorie spéculative et pratique – que l’on excellera en matière de fortification et c’est ce qui donne à l’ouvrage de Clairac toute sa qualité. Dans cette édition originale, dédiée au comte d’Argenson et qu’il songeait initialement comme un premier travail devant ouvrir un cycle plus large sur la fortification, l’auteur s’intéresse à la notion de fortification passagère, étudiant en treize chapitres, des notions aussi diverses que la fortification de campagne, les forts de campagne, ou encore la manière de fortifier un cimetière, un vieux château, ou une église. Par exemple, s’agissant de cette dernière, Clairac estime que : « quand on veut mettre une Église en état de défense, il faut d’abord en couvrir les portes par des tambours de grosses palissades jointives ou recouvertes de madriers » (p. 36). L’auteur couvre également des champs importants de la technique de la fortification, tels les camps retranchés et leur utilité, examinant l’exemple du camp de Russenheim, en présentant des projets alternatifs, ou encore celui de Spire. Notre ouvrage, qui mériterait sans doute une légère restauration pour solidifier la reliure, n’en reste pas moins exceptionnel : il est effectivement complet des 36 planches, gravées par Riolet, illustrant chacune des notions exposées, et reprenant par exemples des dessins très techniques, tels que les angles saillants (pl. 1), la redoute à crémaillère (pl. 2), les lignes à bastions détachés (pl. 22) mais aussi des plans tels qu’un vieux château (celui de Naterberg, près de Deckendorf, pl. 9), une maison de campagne (Pilsting en Bavière, pl. 10), les plans des camps retranchés de Russenheim, au bord du Rhin (pl. 13, 14 et 15) ou encore celui de Spire (pl. 16). L’on trouve également un intéressant plan de la bataille de Fontenoy (pl. 24) ou du camp de Nordheim en 1745 (pl.  30). À noter également, une belle vignette gravée par Cochin. Exemplaire de condition certes modeste – intérieur néanmoins très frais – pour cette exceptionnelle édition originale, complète des 36 planches, d’un des meilleurs traités de fortification du XVIIIe siècle, directement nourri

 par l’exemple et la pratique de son auteur.

Informations complémentaires

Poids 1.300 kg

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