Mémoires de Henri Masers de Latude - Réf. 3608

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Description

Mémoires de Henri Masers de Latude – 

À Gand, Imprimerie de F.L. Dullé-Plus, 1841

 1 vol. grand in-8 –339pp – reliure de l’époque demi-veau fauve avec coins. Plats cartonnés. Dos à quatre nerfs, orné et doré. Pièce de titre de maroquin vert. Non rogné. Quelques épidermures sur les plats. Mors frottés. Coins émoussés dont deux fortement. Champs  fortement frottés. Intérieur frais un peu jauni. Portrait de M. Masers de Latude en frontispice. Un ex-libris imprimé ancien. En dépit des imperfections signalées, bel exemplaire.

Titre complet : Mémoires de Henri Masers de Latude, prisonnier pendant trente-cinq ans à la Bastille, à Vincennes, à Charenton et à Bicêtre.

Dans cet ouvrage nous trouvons également, Latude ou trente-cinq ans de captivité, mélodrame historique en trois actes et en cinq tableaux, précédé de Une matinée à Trianon, prologue par MM. G. de Pixérécourt et A. Bourgeois, Musique de M. Alexandre Piccini, Représenté, pour la première fois, sur le théâtre de la Gaîté, le 15 novembre 1834.

Henri Masers de Latude (1725-1805) est une des plus touchantes victimes du despotisme royal. Qu’avait donc fait Latude pour mériter trente-cinq années de captivité ? Tout commence le 26 avril 1749. De son vrai nom Danry, Latude achète six bulles en verre, des jouets d’enfants en forme de poires qui éclatent avec bruit lorsqu’on leur brise la queue. Il les installe dans une boîte de façon à arracher les queues en ouvrant le paquet qu’il envoie à Mme de Pompadour, qui devient alors l’ennemie la plus acharnée de Latude. Elle le fait enfermer à la Bastille, puis il est transféré à Vincennes d’où il s’évade. Déclaré fou, on le met à Charenton, puis Louis XVI lui accorde sa grâce. Ayant commis « une petite escroquerie », il est enfermé à Bicêtre. Louis XVI lui accorde à nouveau la liberté et une pension de quatre cents livres. Il traverse alors dans l’aisance la Révolution, le Directoire et le Consulat. Prouvant son loyalisme à l’Empereur en se déclarant royaliste, Latude n’avait plus qu’à mourir ; ce qu’il fit à l’âge de quatre-vingts ans en 1805.

Le sort de Latude a toujours ému l’opinion publique. C’est grâce à l’acharnement de Mme Legros, une mercière, ayant par hasard pris connaissance d’un mémoire écrit à Bicêtre par le prisonnier, que Latude recouvra la liberté (G.D.U. t. 10, p. 246).

Raymond Brucker (1800-1875), écrivain, écrit dans la préface de cet ouvrage : « Latude, c’est une révélation , c’est une des pièces précieuses et décisives du procès de l’ancien régime ; c’est le légataire d’une foule de victimes inconnues, la voix qui a dit ce que d’autres voix n’ont pu dire ; car tous les captifs, croyez-moi, n’ont pas eu l’énergie de lutter comme lui, le courage de résister à leurs angoisses, le hasard des mille circonstances dont il s’aida ; une protectrice ardente et sincère, femme du peuple, remplie de courage et de vertu ».

Bel exemplaire de cette très rare édition des mémoires du rocambolesque Latude.

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