LES DERNIERS ADIEUX DE LA MARÉCHALE DE *** À SES ENFANS [A. de Caraccioli] - Réf. 5194

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Description

LES DERNIERS ADIEUX DE LA MARÉCHALE DE *** À SES ENFANS – 

Paris , chez Bailly, 1769

1 vol in-12 (I-XI+398pp) – Reliure d’époque plein veau raciné. Dos lisse richement orné de caissons et de fleurons dorés (ors un peu passés). Pièce de titre rouge, lettres dorées. Un filet à froid sur les plats. Un filet doré sur les champs. Tranches marbrées.Une légère épidermure sur le dos. Coiffes frottées. Champs frottés avec quelques épidermures. Coins émoussés. Intérieur frais avec quelques rares rousseurs en début d’ouvrage. Nos ouvrages sont tous en bon état, sauf mentions expresses contraires. Aussi nos descriptions tentent-elles d’être exhaustives. En dépit des imperfections signalées, bel exemplaire.

Louis-Antoine de Caraccioli (1721-1803) naquit à Paris. En 1739, il entra dans la congrégation de l’Oratoire, où il se distingua « par sa facilité et son goût pour les belles-lettres, par la gaieté de son caractère, les agréments de son esprit ». Puis, il retourna à ses sources, et partit en Italie où il reçu un excellent accueil par Benoit XIV, puis par Clément XIII. Puis, il se rendit en Allemagne et en Pologne où il devint le gouverneur des enfants du prince Rewski. De retour en France, il se fixa à Paris où il sut se rendre intéressant dans plusieurs sociétés « par une conversation gaie, nourrie d’une foule d’anecdotes qu’il avait receuillies dans ses voyages et qu’il racontait d’une manière piquante ».

Puis il se mit à écrire de nombreux ouvrages (une cinquantaine), traduits en allemand, en italien et certains en anglais, qui eurent « beaucoup de vogue parmi les ecclésiastiques de province, qui trouvaient d’abondants matériaux pour leurs sermons, quelquefois même des sermons tout faits ». La Révolution lui ayant retiré toute ressource et pension, il mourut dans la misère en 1803 (Michaud, t. 6, p. 645 ; Quérard, t. 2, p. 47).

Son ouvrage « Les derniers adieux de la maréchale de *** à ses enfans » (divisé en vingt-et-une soirées) retrace « les effusions d’un cœur maternel, que la tendresse filiale a recueillies, et que l’amour du bien public m’engage à produire ». On rencontre une femme qui converse avec ses enfants et qui « s’élève au-dessus d’elle-même au milieu des douleurs les plus aiguës ». « Si l’on ne trouve dans cet ouvrage ni ces épisodes, ni ces variétés qui embellissent les romans, c’est que la vérité n’a besoin que d’elle-même pour plaire et pour intéresser ; ici la nature parle, et il n’y a d’autre éloquence que celle du cœur ».

Les propos de la maréchale de ***, qui a toujours refusé d’être nommée, ont été recueillis par un secrétaire, caché derrière une fine cloison, qui transcrivait les paroles de la maréchale. On ne trouve dans cet ouvrage ni phrases recherchées, ni pensées brillantes, mais une tendresse maternelle qui s’exprime simplement. « Elle vécut trop peu, disait l’auteur, étant morte à l’âge de trente-neuf ans , mais elle va revivre dans cet Ouvrage, que mes larmes arrosèrent plusieurs fois » (Avertissement). Bel exemplaire, très beau dans son contenu, d’une tendresse infinie.

Informations complémentaires

Poids 0.500 kg

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