HISTOIRE ET PROCÈS DES NAUFRAGÉS DE CALAIS [duc de Choiseul]

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Description

HISTOIRE ET PROCÈS DES NAUFRAGÉS DE CALAIS  [duc de Choiseul] – Réf. 9024

À Paris, chez Bossange Frères, 1824

1 vol in-8 (494pp) – Reliure d’époque demi-basane fauve. Dos à faux nerfs, joliment orné d’un grand fleuron à froid au milieu du dos, de filets ornés et dorés et d’un fleuron doré. Plats cartonnés. Pièce de titre rouge. Tranches marbrées. Les plats sont frottés et complètement déteints. Une épidermure sur les champs, et des épidermures sur le plat avant, dont une au niveau du coin supérieur qui est émoussé. Intérieur frais avec une importante tache de rousseur en début de livre. La page 199 se détache, ainsi que les pages 151 à 154. Nos ouvrages sont tous en bon état, sauf mentions expresses contraires. Aussi nos descriptions tentent-elles d’être exhaustives. En dépit des imperfections signalées, bon exemplaire dans une reliure d’époque dont les plats sont déteints.

L’ « Histoire et procès des naufragés de Calais », qui est ici la quatrième édition, est un extrait des mémoires du duc de Choiseul (Quérard, t. 2, p. 193). Ce procès qui pendant plus de quatre années, occupa le Directoire, les tribunaux, les Conseils des Cinq-Cents et des Anciens, et qui inspira un vif intérêt dans toute l’Europe, mérite, par son éclat, une place dans le recueil des causes célèbres et dans l’histoire du temps » (p. 3). « Il me serait difficile, écrit l’auteur à la p. 3, de faire le récit de cette longue affaire, sans entrer dans les détails des persécutions dont mes compagnons d’infortune et moi nous fûmes les objets, et surtout, sans faire connaître les traits de générosité qui vinrent si souvent nous consoler et nous secourir ». L’histoire des naufragés de Calais a eu son temps de célébrité. En effet, la tête du duc de Choiseul fut mise à prix sur les murs de la capitale, à l’époque des massacres en septembre 1792. Puis, en 1795, au mois d’octobre, le duc de Choiseul embarqua à Stade sur des bâtiments neutres, avec les troupes anglaises qui retournaient en Angleterre. « Ce départ présentait un spectacle imposant ; tous les vaisseaux pavoisés, les musiques sur les ponts et se répondant, le bruit des trompettes et des cymbales, les coups de canon de partance, l’ordre régulier de la marche  de 100 vaisseaux se développant à toutes les voiles sur une vaste mer au sortir de la rade de Cuxhaven, offraient un coup d’œil magnifique, et semblaient nous annoncer le plus heureux avenir » (p. 8). Dans la nuit du 13 au 14 novembre, le bâtiment fit naufrage, et « la confusion était au comble ». « Nous tirâmes les coups de canon de perdition ; rien ne répondit à nos signaux » (p. 12). Puis le lendemain matin, « nous découvrîmes une côte que les matelots reconnurent être celle de Calais ». Proscrit de sa patrie, l’idée d’une mort certaine frappa le duc de Choiseul. Il se jeta alors à l’eau et arriva sur la plage. Après avoir déclaré qu’il était un officier, il fut conduit à Calais avec M. de Montmorency, dans une charrette avec deux dragons d’escorte. Ayant été reconnu, il fut emmené à la prison. Vers 8 heures du soir, tous les naufragés furent conduits dans diverses prisons et par arrêté du 18 frimaire An VIII seront déportés hors du territoire de la République. Exemplaire fort intéressant de cet extrait des mémoires du duc de Choiseul.

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Poids 0.500 kg

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