LA LIBERTÉ COMMERCIALE, SON PRINCIPE ET SES CONSÉQUENCES [J. Dupuit] - Réf. 6013

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Description

LA LIBERTÉ COMMERCIALE, SON PRINCIPE ET SES CONSÉQUENCES [J. Dupuit]

Paris, chez Guillaumin et Cie, 1861

 

1 vol. in-12 (236 pp) – Reliure de l’époque demi-maroquin fauve. Plats cartonnés, mouchetés de beige, marron et noir. Dos à nerfs orné de filets à froid. Titre sur lettres dorées. Tranches mouchetées. Quelques épidermures sur le dos et les champs. Coiffes frottées. Intérieur frais avec des rousseurs. P. 71 un  peu déchirée, sans aucune altération à la lecture. Une table des matières en fin de volume. Nos ouvrages sont tous en bon état, sauf mentions expresses contraires. Aussi nos descriptions tentent-elles d’être exhaustives. En dépit des très légères imperfections signalées, bel exemplaire dans une reliure de l’époque sobre et solide.

 

Né dans le Piémont, Jules Dupuit (1804-1866) a fréquenté les bancs de l’École Polytechnique avant de devenir ingénieur des Ponts-et-chaussées, puis ingénieur en chef directeur du service municipal de la ville de Paris (Coquelin et Guillaumin, Dictionnaire de l’économie politique, 1861, I, p. 626). C’est néanmoins surtout pour ses talents d’économiste qu’il est passé à la postérité. En effet, s’il est aujourd’hui peu connu, Dupuit correspond pourtant parfaitement à « l’image de ces travaux d’ingénieurs-fonctionnaires-économistes à la française qui, depuis Vauban, considère la réflexion économique comme le prolongement normal de leur activité au service de l’état et la collectivité nationale » (J.-M. Siroën, « Dupuit et la pensée économique contemporaine » : Rev. fr. d’économie, 1995, vol. 10, p. 35). Ainsi écrit-il régulièrement pour le le journal des Économistes et développe la théorie de la courbe d’utilité marginale décroissante, considérant que le consommateur atteint progressivement un point de saturation dans sa consommation. Dupuit s’est également illustré en définissant un taux d’imposition optimal. C’est en 1861 qu’il publie notre étude – dont nous proposons l’édition originale – consacrée à la liberté commerciale. Celle-ci intervient dans un contexte particulier : celui du traité de libre-échange, signé le 23 janvier 1860, entre la France et l’Angleterre abolissant les taxes douanières sur les matières premières et les produits alimentaires. Dupuit considère ce traité, pourtant très contesté, comme une grande victoire pour l’économie politique parce qu’il consacre la liberté commerciale. Selon lui, cette liberté « (…) qui n’était en France qu’un principe scientifique contesté, considéré par le plus grand nombre comme une espèce d’utopie d’une réalisation impossible, vient d’entrer tout à coup dans le domaine des faits » (p. 1). Aussi, avec cet ouvrage, Dupuit cherche à justifier la liberté commerciale en démontrant combien cette dernière est fondée. Sa première partie est donc consacrée à cette fin : démonstration théorique du principe de la liberté commerciale et de ses conséquences sur les richesses des nations ; et contient d’intéressants développements sur la monnaie ou sur la relative stabilité de l’or et de l’argent. Le plaidoyer de Dupuit se conclut par cette idée selon laquelle « la liberté commerciale, c’est l’abondance, la civilisation et la paix » (p. 171). Plus courte, la seconde partie est néanmoins tout aussi intéressante dans la mesure où Dupuit tente de réfuter les objections des adversaires de la liberté commerciale, s’intéressant donc nécessairement au protectionnisme. Très rare exemplaire de l’édition originale de cette importante étude sur la liberté commerciale intervant dans le contexte de la signature contestée, en 1860, du traité de libre-échange entre l’Angleterre et la France.

Informations complémentaires

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