VUES D’UN CITOYEN SUR LA COMPOSITION DES ÉTATS-GÉNÉRAUX [J.A. Mourgue de Mont-Redon] - Réf. 1250

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Description

VUES D’UN CITOYEN SUR LA COMPOSITION DES ÉTATS-GÉNÉRAUX  [J.A. Mourgue de Mont-Redon] – 

Sn – sl, 1788

Sn – sl, 1788

 

1 vol. in-8 (66pp) – Reliure bradel moderne demi-basane fauve marbrée. Dos lisse avec titre en lettres dorées. Intérieur frais un peu jauni par le temps avec quelques rousseurs (rognures à certaines pages). Un tableau dépliant en fin d’ouvrage. Nos ouvrages sont tous en bon état. Aussi nos descriptions tentent-elles d’être exhaustives. En dépit des légères imperfections signalées, bon exemplaire dans une jolie reliure moderne.

 

Jacques Antoine Mourgue naquit à Montpellier en 1734 et mourut à Paris en 1818. Ce fut un économiste et un philanthrope. Directeur des travaux du pont de Cherbourg au début de la Révolution, il rencontra Dumouriez qui, à l’époque de la Révolution française, le présenta à Louis XVI. Nommé ainsi ministre de l’Intérieur à la suite de Rolland, il se démit de ses fonctions au bout de cinq jours et se tint à l’écart des affaires publiques. Il s’occupa alors d’œuvres de charité (GDU, t. 11, p. 639 ; Michaud, t. 29, p. 476 ; Quérard, t. 6, p. 344), dont le Mont-de-Piété de Paris et les Hospices civils. Il laissa quelques ouvrages dont le nôtre « Vues d’un citoyen sur la composition des Etats-Généraux » qui est ici l’édition originale (Quérard, t. 6, p. 344) répondant à l’invitation de Louis XVI, dans son arrêt du 5 juillet 1788 qui avait demandé aux savants du Royaume de bien vouloir le conseiller. Ainsi Mourgue étudie la composition des Etats-Généraux « en citoyen livré depuis longtemps aux recherches économiques, en observateur accoutumé à s’enquérir de la cause des évènements qui le frappent et à en rapprocher les effets » (p. 2). L’auteur se sent d’autant plus autorisé à réaliser cette étude qu’il n’y a, selon lui, aucune jurisprudence ou usage qui fixe la composition des Etats, de sorte que le roi dispose d’une certaine liberté au roi en cette matière. On y trouve des idées modernes, Mourgue opinant en faveur du doublement et du vote par tête. D’autres idées sont originales, comme par exemple, selon lui, la nécessité que les membres soient ou des représentants de la classe industrieuse, ou des propriétaires fonciers (p. 7). Mourgue accorde une importance considérable à la propriété foncière, véritable représentant de la nation française. De même, il propose d’instaurer un seuil de trente-cinq ans révolus (p. 33) pour être représentant. Mourgue ne se prononce pas en faveur du vote par ordre (p. 56). Mourgue propose également un système pour compter le nombre de représentants, par généralités, aboutissant au nombre de 634. En fin d’ouvrage, un tableau dépliant des généralités, de leur étendue, de leur population et des membres qu’elles devraient députer aux Etats-Généraux. Bon exemplaire de cette intéressante étude, résolument moderne (en faveur du doublement du tiers et du vote par tête), rédigée par l’éphème ministre Mourgue, sur la composition des États-Généraux.

 

Informations complémentaires

Poids 0.500 kg

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